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Pour la quatrième édition, le succès est toujours au rendez-vous : 27 inscrits. Contrairement à l'année dernière ou beaucoup sont venus car il n'y avait pas de neige ailleurs, cette année, de la neige, il y en a.
Samedi matin : Après un meeting musher ou on nous met en garde contre le risque des plaques à vent, les départs s'échellonnent.
On prend les pistes de ski de fond dans les bosquets du fond de vallée. Très rapidement, les attelages les plus rapides nous doublent.
Arrivés sur la route du Galibier, mes chiens après une semaine de pistes forestières et de poudreuse, trouvent la route monotone et prennent leur petite allure tranquille.
On
monte tranquillement aux Montets ou presque tous les attelages se sont arrêtés
pour pique-niquer. Pascal de l'Office de Tourisme nous propose d'aller faire
un tour au Lac des Cerfs car contrairement à ce qui était prévu
initialement, la montée aux camp des Rochilles par le Lac des Cerfs n'est
pas possible. Le couloir est trop dangereux avec les importantes chutes de neige
des jours précédents. Seul Thierry est partant.
On est si
bien au soleil qu'il faut se faire violence pour repartir mais si on arrive
trop tard en haut, il faudra monter la lampe à la frontale.
On attaque les lacets de la route des Rochilles en se retournant à chaque
virage pour admirer le paysage et l'arrivée au camp est toujours aussi
spectaculaire. Rapidement, on cherche un coin pour monter la tente et placr
la stake. Je me trouve un creux au pied d'un batiment ou on devrait pas trop
entendre les chiens et être protéger du vent. Je monte ma tente
et met les chiens à la stake. Pascal qui passe, se moque de moi en disant
que j'ai monté ma tente dans un couloir à vent.

Je vais au baraquement pour faire fondre de la neige pour l'eau des chiens. Avec Yohan, on remplit les grandes gamelles de l'armée de neige et rouler jeunesse.
Cette année, le vin chaud a réussi à monter jusqu'au camp.
On en profite pour se rechauffer. Laurent, qui avait une revanche à prendre
par rapport à l'année dernière, l'apprécit à
sa juste valeur même si il manque un peu de sucre.
Les chiens nourris, on vient se réchauffer autour du feu. Les militaires
et Pascal font des pronostics pour la nuit : -20°, -25 °.Sandrine et
Jeanne en tremblent déjà rien qu'a l'idée. 
Pour le repas, l'Office a changé de traiteur et cela se voit. Certains
ont monté les digestifs et une bouteille de poire sort d'un sac. Laurent
s'en sert un verre et une petite militaire derrière, en veut sa part.
Laurent lui passe la bouteille. La fille n'a pas froid aux yeux. Elle s'en sert
un bon verre et l'avale cul sec.

Laurent en avale de travers son verre.
5 minutes après, la fille nous hèle : "Il y en a pas une
autre". Ils viennent de se siffler la bouteille à trois en 5 minutes.

Laissant les derniers refairent le monde du traîneau, je retourne à ma tente rejoindre Sandrine. Le froid commence sérieusement à pincer. Deplus, j'ai rentré de la neige dans mes coques en installant la stake et elle a fondu pendant le repas. J'ai les pieds gelés.
Je change de chausettes et me couche dans mon duvet -40°C que je regrette pas d'avoir pris.
Dans la nuit, le vent se lève mais dans notre trou, il passe au dessus de la tente et on entend juste le haut de la tente vibrer.
Le lendemain matin, le vent est toujours là et lorsque je sors de la
tente, je m'aperçois que ça souffle fort hors de notre trou. En
discutant avec ceux qui sont lever, la nuit a été agité
: chiens qui ont aboyé ou hurlé, rafales de vent. Nous, on a rien
entendu contrairement aux pronostics de Pascal
.
Au petit déjeuner, Pascal demande qui veut aller faire un tour sur les 3 lacs sachant que la neige risque d'être profonde. On est deux avec Thierry à lever le doight puis finalement, on est une petite dizaine. On monte au col , la grande descente qui se fait facilement avec la couche de poudreuse.
Thierry DAKO et Roland font la trace devant. La neige n'a pas transformé depuis qu'elle est tombé mais le vent de la nuit l'a bien crouté.
Thierry nous tient éloigné des pentes car avec le vent de cette nuit, les plaques à vent sont nombreuses.
Avec Roland, on repasse les talus de l'année dernière mais le traîneau ne décolle pas trop car les chiens n'arrivent pas à prendre de la vitesse.
En redescendant du col, un traîneau casse son guidon en passant le dévers et s'est couché à plat ventre, une main sur le frein, l'autre sur le montant du guidon, que le musher ramène son attelage aidé par la motoneige de l'Office de Tourisme.
Le soleil finit par percer le brouillard mais le vent persiste.
Au retour, on pique nique dans les baraques des Rochilles car Pascal craint qu'on est froid aux Montets avec le vent.
Dès qu'on a fini, Sandrine commence à descendre à pied les lacets pour que l'on se retrouve en dessous des Montets.
Mais le départ se fait attendre le temps que tout le monde soit prêt. Contrairement aux autres années où avec les grands attelages, on coupait les tournants, Thierry Dako nous déconseille de couper car des plaques à neige se sont formés dans la nuit.
Avec le traîneau chargé, j'arrive à descendre les lacets sans trop de faux pas. Certains goûtent aux joies des devers avec quelques sorties de piste.
Arrivé aux Montets, on attend que tout le monde soit rassemblé. Le vent a disparu et on attend au soleil assis sur le traîneau. Quand les derniers sont arrivés, on descend sur Valloire.
Sur la route du Galibier, des piétons sont montés pour voir passer les attelages.
Arrivée à Valloire sous les
applaudissements.
Les rassemblements sur terre
Les rassemblements sur neige
Récits et comptes rendus de rassemblements !!!