Trop branché au camescope, j'ai, encore, pas eu le temps de prendre des photos, Laurent trop branché sur le quad n'a pas non plus fait de photo. Heureusement Nico, venu donné un coup de main a pris des photos. Les photos
Villebéon-Egrevilles a failli être de nouveau
sans boue mais heureusement, il a plu tout le vendredi et lorsqu'on est arrivé
sur le site, on a retrouvé Egrevilles comme on l'aime.
Après le classique musher-meeting, les participants se préparent.
A 15 h, les premiers attelages partent sous un ciel couvert mais clément
contrairement à ce qu'avait annoncé Météo-France.
Après un kilomètre, les premières flaques. Bien que Laurent
ait prévenu que certaines étaient profondes, des mushers essayent
de traverser la plus grande mais à certains endroits, elle fait un mètre
de profondeur et ils se retrouvent avec de l'eau au dessus des bottes. Sandrine
fait sa première chute.
Tous
les attelages étant passés, je fonce au point chaud où
en les attendant, une averse nous dégringole sur le dos (pour ne pas
faire mentir Météo France).
Les premiers attelages arrivent trempés mais heureux du parcours. Roger
a fait le parcours en courant
Mais David arrive, nous annonçant que Sandrine est tombée et qu'elle
peut plus se relever. Marc et David repartent , la chercher avec le 4x4. Mais
au moment ou je vais quitté le point chaud, Laurent arrive en quad avec
Sandrine derrière elle. C'était la peur qui l'avait paralysée.
Je la ramène au point de départ où on lui soigne son genou
qui a un peu souffert de sa dernière chute.
Lorsque les derniers attelages sont rentrés, c'est au tour des bénévoles
qui assuraient la sécurité aux traversés de route de partir.
Marc part devant avec le quad pour ouvrir la route car il y a plus de bénévole
pour la traversée des routes vu que ce sont eux qui sont sur les karts.
J'avais proposé à Laurent que les participants fassent la sécurité
des traversés pour les bénévoles mais il a rigolé.
Je pars avec Francis mais on loupe le départ de Marc car on est à
l'autre bout de la stake et lorsque Laurent nous appelle , nous, on comprend
que les autres commencent à atteler alors qu'ils partaient.
Les chiens tracent car la nuit approche et les animaux commencent à sortir.
Francis a du mal à suivre. A Villebéon, je propose à Claudine
de monter avec moi afin de soulager les chiens de Francis. Les chiens ont beau
tirer comme des fous, la nuit commence à tomber et on va rentrer de nuit.
Va falloir traverser les ornières de nuit. Sur que on va se planter dans
une.
Dans
la plaine, la boue commence à sécher et avec mes pneus de moto
cross, je ramasse un maximum. Francis me rattrape. On m'appelle sur le portable
pour savoir où on est et m'annoncer qu'on mangera froid si on traîne
trop. Manquait plus que ça.
Une traversée de route, une descente, une montée, un tournant
à gauche, encore une descente et on arrive aux ornières. C'est
à ce moment qu'un chevreuil bouge dans les bois et l'attelage part à
fond. Là, on va se planter dans une ornière. Mais arrivé
aux ornières, Mayouk passe à gauche, rentre dans le bois, contourne
l'ornière, revient sur la piste, passe à droite, revient sur la
gauche. On passe une racine, les chiens s'arrêtent pour passer les roues
avant, avancent de 50 cm puis s'arrêtent pour que je passe les roues arrières.
Finalement au bout d'un quard d'heure, on a passé les ornières
sans que Claudine doive descendre du kart et sans avoir mis le kart dans une
ornière, ni une botte , Du Grand Art.
Maintenant si Laurent veut Mayouk, c'est plus 80.000 F, mais 100.000 F et c'est
encore un prix d'ami.
Les chiens reconnaissant le chemin de retour accélèrent le trot
car ils trouvent que l'heure du repas est déjà bien avancée.
Arrivé au camion, le temps de les abreuver, de les déharnaché
et de les rentrer dans les caisses, je leur donne à manger.
Lorsqu'on arrive au barnum, ils sont tous en train de manger la soupe. Au moins,
on aura un repas chaud. Le vin chaud est plutôt froid.
Les autres attelages sont rentrés plus tôt mais ils ont coupé
le parcours voyant arriver la nuit.
Menu : soupe, poulet basquaise, fromage, brownies "Maison" et crème anglaise.
D'ici peu, les randonnées du Loup Randonneur seront des rendez vous gastronomiques.
La soirée se passe comme d'hab à parler de .... chiens !!!
Le lendemain matin, Nico arrive à 6 h 30 car on veut faire le parcours tôt
le matin pour profiter de la fraîcheur et pouvoir tenir les postes de
sécurité.
A
7 heures, on sort les chiens pour les atteler au dernier moment mais on voit
quand même les voisins sortirent de leur tente pour nous regarder partir.
Les chiens lèvent du gibier dans les bois et avec la fraîcheur,
on a pas l'impression qu'ils ont couru la veille. Ayant fait la motié
du parcours de nuit, je profite pour paysage mais ça dure pas longtemps.
Passé la route, la roue arrière du kart fait "quik, quik"
et elle fit sa course un peu plus loin. C'est l'axe qui a cassé. Il était
déjà mal en point (style R8 Gordini) mais mes plaisanteries d'hier
et de ce matin, l'on achevé. Laurent qui arrive au nouvelles en quad,
tombe à pique. On attele les 8 chiens au quad et on rentre la maison.
Dans les bois, deux chevreuils détalent sous notre nez et les chiens
partent au galop. Deux types de 70 kg plus un quad de 200 cm3 et ils emmènent
ça comme un vulgaire VTT. Quand je dis qu'ils travaillent à 50
%, je suis largement au dessus de la réalité.
On arrive aux ornières. Comme ça, Laurent va voir qu'on peut passer
avec 8 chiens ses ornières sans tomber dedans. Effectivement, Mayouk
et Junis refont le ballet d'hier soir et on sort des ornières sans être
tombé dedans, quand l'arrière du quad glisse dans la dernière
ornière.
Je soupconne Laurent d'avoir fait exprès par jalousie.
On rentre tranquillement au petit trop jusqu'à la stake pour lancer le
départ des concurrents.
Le
soleil n'arrive pas encore à dissiper la fraicheur du matin dans les
bois et les attelages en profitent.
Sur la stake, le soleil a fait venir le public qui caresse les chiens des bénévoles
qui ne sont pas encore parti faire leur tour.
Lorsque tous les attelages sont rentrés, on procède à la
traditionnelle loterie des dossards. N'ayant pas de chrono, on ne peut pas remettre
de lots sur un podium. C'est donc par tirage au sort des numéros d'inscription
que les lots sont repartis.
Après que les derniers concurrents soient partis (certains avec l'aide
du tracteur ou du 4x4 de Marc pour sortir leur camion), on commence à
demonter le matériel.
L'édition 2004 est finie.
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Les rassemblements sur terre
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Récits et comptes rendus de rassemblements !!!